J'ai peur de l'avenir. J'ai peur de demain, j'ai peur de l'échec de la vie sur la mort. J'ai toujours beaucoup fuit. j'ai toujours voulu aller plus vite, plus loin, plus fort. je ne sais pas faire avec l'instant, le présent, le moment qui "est". Je passe mon temps à courir après ce qui n'est pas ou ce qui n'est plus. Equilibre et confiance sont mes deux naufrages.
Je déteste cette sensation si familière de crainte. Cette peur viscérale qui me pousse à toujours chercher autre chose, à toujours croire que je peux le mieux, parce que demain sera peut être le dernier. Le dernier de ma vie. J'ai constamment l'impression que demain je peux me retrouver sans rien. Sans vie professionnelle, sans vie amoureuse, sans vie sociale.
J'ai peur parce que je ne maîtrise pas demain. Bien sûr je planifie des choses, des événements mais je ne maîtrise que mon action immédiate et non celles des autres, du monde qui m'entoure. J'ai peur de craquer, j'ai peur de me mettre une pression trop grande, j'ai peur de ne pas savoir prendre le recul, j'ai peur de passer à coté de tout en voulant n'oublier rien et vivre trop.
Je vis le futur comme une angoisse et je le retranscris au présent. La frayeur qui m'habite me pousse à vivre des hauts et des bas assez forts. Des moments d'euphories où j'accepte tout, des instants pendant lesquels je crois avoir tout compris et ce sont ces minutes qui voient les plus grandes décisions de ma vie, mon boulot, mes sentiments, et tout s'inverse brutalement. Tout à coup je n'ai plus envie de rien, tout ce qui fait ma vie, tout ce qui m'entoure, je n'ai plus qu'une chose en tête, zapper. Zapper la chaîne sur laquelle défile une vie que je ne reconnais plus comme étant la mienne, comme étant celle qui me convient, celle qui pourrait m'apporter un équilibre qui me fait tant défaut. Je deviens spectateur de ma vie. Il n'y a plus de juste milieu, tout est dans l'excès, je passe d'acteur à spectateur. Equilibre et confiance sont mes deux naufrages.
Stabilité mentale et foi en l'avenir sont deux notions difficiles pour moi. Je ne les appréhende avec sérénité que dans de très rares moments. Ce combat perpétuel pour établir l'équilibre précaire qui me permet d'avancer m'épuise régulièrement. Je suis fatigué. Fatigué de chercher des réponses alors qu'il n'y en a pas. Il serait tellement plus simple de ne pas penser à demain, de ne profiter que du présent. Mais comment y arriver quand on a tellement vécu en si peu de temps? Comment faire changer la tendance, reprendre le dessus sur le présent ?
Mon entourage fait souvent les frais de mon comportement. Il a une patience incroyable et je ne sais comment il me supporte encore, moi qui peux voir rose et bleu un jour et noir et gris le lendemain.
Equilibre et confiance sont mes deux naufrages.
C'est en lisant quelques blogs que j'ai trouvé ce post. Il n'est pas de moi, mais je trouvais que l'auteur avait réussi à mettre des mots là où moi, je n'y arrivais pas.